L’origine de notre village est certainement très ancienne. En effet, notre vallée est peuplée depuis plus de 2000 ans, ainsi qu’en témoigne une stèle gravée découverte dans une propriété à Saint-Erme un jour de 1966 et sur laquelle figure un dieu-guerrier tenant entre ses mains une hache.

Les témoins du temps où Saint-Erme s’appelait ERCLI , ERCLIACUM , ERCRI, sont les vestiges, sur un plateau culminant à 206 mètres, de 'BIBRAX', une place forte gauloise assiégée en 57 avant J.-C. par les Belges ; un siège rapidement levé avec l’appui de César et qui sera le prélude de la fameuse bataille de l’Aisne (La guerre des Gaules).

Au VIIIe siècle, ERMIN, un personnage local de haute lignée, devient Abbé de LOBBES (dans le Hainaut belge). Sur les terres qu’il a léguées, à sa mort, à la communauté, on fit élever un prieuré, repris suite à un échange, par les religieux de Saint-Rémy en 1573.

En 1194, les paroisses de Saint-Erme, d’Outre et de Ramecourt se voient accorder une charte, calquée sur celle de LAON. Cette charte, institution de paix, concerne principalement la justice, le droit des gens et leur sécurité. De ce fait, notre commune actuelle est la réunion de trois anciennes paroisses aux trois églises toujours présentes : la première dédiée à Saint Erme, dont deux colonnes classées datent du XIe siècle ; la seconde, à Outre et dédiée à Saint Géry ; la troisième à Ramecourt, remaniée et agrandie vers 1880, et dédiée à Saint Théodulphe ; trois clochers que les habitants refusèrent d’abattre en 1789.

Sur les terres de SAINT-ERME, vécurent de tous temps, cultivateurs, éleveurs aux rudes conditions de vie, mais aussi des vignerons ainsi qu’en témoigne la sculpture d’un chapiteau de l’église de SAINT-ERME devenue l’emblème de notre commune : une grive 'picorant des raisins'.

Au XIXe siècle, la population s’est accrue jusqu’à atteindre plus de 1900 habitants, mais l’épidémie de choléra de 1832 fit périr 104 habitants. L’arrivée du chemin de fer en 1857 sera le point de départ de l’expansion du quartier de la gare après la première guerre mondiale.

Les monuments aux morts témoignent du lourd tribut payé aux guerres du XXe siècle : 35 tués en 1914-1918 auxquels s’ajoutent les 84 soldats anglais enterrés à SAINT-ERME, ayant contribué à la défense de notre pays.

S’ajoutent aussi les 3 militaires qui ne sont pas revenus du second conflit mondial, et les 3 soldats tués en Indochine.

Le mois de novembre 1995 voit l’adhésion de SAINT ERME, OUTRE et RAMECOURT à la Communauté de Communes de la Champagne Picarde, espoir d’un mieux-être, dans un cadre de vie élargi.